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Le Jazz Live

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Quatre concerts : Robin Verheyen, Ingrid Laubrock, Francesco Bearzatti et le duo Tepfer/Wendel

Franck Bergerot a pris du retard dans ses comptes rendus de concert. Il profite du repos dominical pour laisser de côté sa tâche quotidienne de trieur de lentilles et nous raconter les concerts de Robin Verheyen, Ingrid Laubrock, Francesca Bearzatti et le duo Tepfer/Wendel.  

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Géraldine Laurent s'agrippe à Périgueux

  Le lieu s’appelle modestement Le Paradis (galerie verbale), sur la rive gauche de la Dordogne, au cœur de Périgueux, une ville tout en collines, à l’ombre de la cathédrale Saint-Front et ses bulbes byzantins. C’est dans une petite salle mais archi-comble (on avait même installé des coussins) que l’association Jazzogène et son président Hans Kuijper avait convié Géraldine Laurent et son Time Out Trio à donner un concert dans le cadre d’une master class en partenariat avec le conservatoire local. Las, en ces premiers jours de printemps, une grippe retardataire avait sauté sur la saxophoniste. Mais il en faut plus pour abattre Géraldine !

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Patricia Barber au Rocher de Palmer (Cenon)

Elle improvise un bord de scène à la fin de son concert pour recevoir les hommages et autres marques de fidélité de ses quelques « fans » bordelais, au nombre desquels je suis. Les maladresses d’amateur qui dominent ce genre de rencontre ont quelque chose de touchant. Décidément toujours aussi peu professionnel, je lui tends la page de « Jazz Magazine » sur laquelle on peut lire la chronique de deux de ses disques, parue en juin 2000. Chronique que j’ai rédigée, et qui la désigne comme la chanteuse que nous attendions, promise à un bel avenir. « Vous avez cru en moi si tôt ? » demande-t-elle en biffant d’un large trait de remerciement la page en question. « Oui, madame », que je réponds sobrement sans être capable d’ajouter autre chose. Nos échanges en resteront là. Ils n’étaient d’ailleurs pas prévus de se prolonger.   

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Lubat-Luc, le grand truc improvisé à Uzeste

« Est-ce que Lubat va venir me rejoindre sur scène ou dois-je continuer seul ? » Sylvain Luc a débuté le concert par des thèmes abordés en solo. Et puisqu’il n’obtient pas de réponse immédiate, le guitariste embraye sur un morceau de plus traité en solo. Pas n’importe lequel d’ailleurs : à la première mesure le public de l’Estaminet a reconnu la mélodie de Jeux Interdits égrenée note à note comme de juste. Sauf qu’à la fin de son exposition arpégée, Sylvain Luc laisse déraper la tonalité, bouscule la métrique et glisse successivement vers un mode funk, puis guitare gipsy voire enfin dans un un subtil soulignement atonal. On garde bien sur à l’oreille la mélodie la plus connue du monde (guitaristique) tous horizons confondus. Mais dans son défi mi-je mi-jeu, le guitariste bayonnais en a fait sa chose. Qui s’étonnera qu’en terre lubatienne l’original s’impose à l’originel ?

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Coltrane au fond du cœur

Soirée tout à fait originale et parfaitement réussie samedi 9 au ‘Off’ d’Eymet, dans un Hall bien garni : plus de 80 personnes, dont pas mal de jeunes gens attirés sans doute par l’aura de John Coltrane à qui la soirée était consacrée. Laurent Pasquon, président de Maquiz’art, l’association organisatrice de ce festival à la fois intime et ambitieux, avait choisi une formule originale et risquée : évoquer la figure du célébrissime saxophoniste non seulement par la musique, mais aussi par le verbe.

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Fabien Mary à Saint-Gaudens

Une salle comble, réactive. Un concert suivi de bout en bout avec une attention chaleureuse, une empathie manifeste avec les musiciens, propre à les stimuler jusqu’à leur faire offrir le meilleur d’eux-mêmes. Voilà ce que Saint-Gaudens a réservé au quartette de Fabien Mary et qui laisse bien augurer du prochain festival Jazz en Comminges.  

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satisfaction et sympathie pour le Devil Quartet de Paolo Fresu

Il fait plutôt bon sur Paris ce soir. Par la porte ouverte des bars et cafés pris en sandwich entre les innombrables coiffeurs africains de la rue filtrent images et commentaires du choc Manchester United-Real Madrid retransmis sur une chaine qatarie. C’est pourtant une file imposante qui marque le trottoir de la rue des Petites Ecuries. Le concert, production Sunset-Sunside Hors les murs est pratiquement sold out. Le nom de Paolo Fresu, à l’affiche avec son quartet italien, remplit le New Morning  jusqu’à  la gueule. D’ailleurs lorsque le trompettiste sarde tente de gagner l’escalier menant aux coulisses en compagnie de David Linx venu le saluer, il doit jouer des coudes et se faufiler tant bien que mal le long du bar pour forcer le passage.

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Amor Fati trio invite Dominique Regef

Dominique Regef : vielle à roue ; Frédéric Cavallin : batterie ; Guillaume Petit : saxophone soprano ; Laurent Avizou : guitare électrique, objets.   Auditorium de la médiathèque José Cabanis, Toulouse. 02 mars 2013.   Amor Fati, dont chaque prestation se distingue nettement de la précédente (démarche artistique louable et qui porte ses fruits), prend pour point de départ un travail sur les textures, à partir desquelles les improvisations se déroulent et des formes émergent, aussi inattendues pour ceux qui les créent que pour les auditeurs.