Pascal Contet

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Pascal Contet, Marilyn Crispell & Gerry Hemingway, David Chevallier, Médéric Collignon, Europa Jazz

François Couperin, rappelle Pascal Contet avant de commencer son solo par une pièce de l’auteur de « l’Astrée », appelait de ses voeux un instrument (autre que l’orgue) capable de « gonfler et dégonfler le son ». L’accordéon a été réalisé dans les années qui ont suivi, on dirait presque pour réaliser ce voeu. En tous cas, « Les ombres errantes » débutent ce solo de midi (Collégiale St-Pierre-La-Cour) de la plus belle façon qui soit. Pur classicisme.

Pascal Contet invite Camille, Scanner & Clément Ducol, Europa Jazz du Mans

Visiblement, je débarque. Non seulement au Mans (ce qui est bien), mais à l’Espal pour ce concert à guichets fermés (ce qui est encore mieux), et je n’y comprends rien. Comment Pascal Contet, accordéoniste qui figure au rang de ceux que j’écoute avec ravissement dans des lieux choisis et généralement de taille moyenne, peut-il soudain rameuter tant de monde ? Autour de moi, on se moque évidemment : mais comment, tu ne connais pas Camille ? Ben non. J’ai depuis toujours une façon d’être imperméable aux effets de mode qui me conduit à ignorer ce que tout le monde fredonne. Surdité sélective, en particulier vis à vis du registre de ce que je continue à nommer « variété ». Incurable. Et pourtant, en fouillant au tréfonds de ma mémoire, il me semble que… mais oui… mes petites filles (Flore et Zélie, 11 ans bientôt), lassée d’écouter ches moi les versions comparées de « La Vie Antérieure » d’Henri Duparc m’ont demandé un jour d’écouter un album nommé « Le Fil »… Voilà, j’ai retrouvé Camille. Allons-y.  

Pascal Contet invite Camille, Scanner & Clément Ducol, Europa Jazz du Mans

Visiblement, je débarque. Non seulement au Mans (ce qui est bien), mais aussi à l’Espal pour ce concert à guichets fermés (ce qui est encore mieux), et je n’y comprends rien. Comment Pascal Contet, accordéoniste qui figure au rang de ceux que j’écoute avec ravissement dans des lieux choisis et généralement de taille moyenne, peut-il soudain rameuter tant de monde ? Autour de moi, on se moque évidemment : mais comment, tu ne connais pas Camille ? Ben non. J’ai depuis toujours une façon d’être imperméable aux effets de mode qui me conduit à ignorer ce que tout le monde fredonne. Surdité sélective, en particulier vis à vis du registre de ce que je continue à nommer « variété ». Incurable. Et pourtant, en fouillant au tréfonds de ma mémoire, il me semble que… mais oui… mes petites filles (Flore et Zélie, 11 ans bientôt), lassée d’écouter ches moi les versions comparées de « La Vie Antérieure » d’Henri Duparc m’ont demandé un jour d’entendre un album nommé « Le Fil »… Voilà, j’ai retrouvé Camille. Allons-y.  

Europa Jazz Festival 2012, le final (3)

Je pourrais reprendre, à propos du solo de Vincent Courtois (violoncelle), quasiment les mêmes termes utilisés hier à vanter les mérites du solo de Vincent Peirani (accordéon), sans oublier de souligner la présence du public, de plus en plus insistante dans le lieu (Collégiale St-Pierre-La-Cour), comme dans la Fonderie pour les concerts d’après-midi. Même si, pour les musiciens, ce n’est pas toujours évident, les concerts de midi ou de cinq heures sont pour les auditeurs une respiration, un bol d’art, accompagné du sentiment de partager quelque chose de rare. Cela dit, le violoncelle plaît, et il se situe sur un versant naturel de noblesse plus facilement que l’accordéon. La performance de Vincent Courtois n’en est que plus impressionnante dans la mesure où il n’a recours qu’à des thèmes de sa composition (ou exceptionnellement de Louis Sclavis), qu’il déplie dans un lyrisme exigeant, une technique sans faille, et un recours plus que minimal à des effets de manche ou d’archet. « Sensuel et perdu » dit un des titres de ce beau récital, à retrouver sur CD « L’Imprévu », Label La Buissonne/Harmonia Mundi. Perdu peut-être, mais pas pour tout le monde…